SEJOUR AU MALI 2008

qui sommes nous?

bonjour et tout d'abord , excusez-nous pour la présentation de notre blog , c'est le premier et on a ramé , le prochain sera mieux; 

QUI SOMMES NOUS ?

 

Jeunes retraités , nés en 1945 et 1946 chez les cht'is dans le Nord , nous habitons maintenant le Forez et avons acheté un camping car en 2006.

                                                                                                                                                

                                               

    

 

 

 

                                                                                              

 

              Monique est Artiste peintre et pratque le Yoga ,      André est retraité de la chimie , pratique le Tennis de Table   

                                                                et la Colombophilie    mais ,       

                            tous les deux ont la passion des voyages.

 

  

 

 

 

 

  

 

                                  Trois  enfants sont issus de cette union: Cécile , Sandrine et Franck qui ont chacun deux enfants:      

  François et Paul , Maxime et Ludivine , puis Léo et Robin. J'oubliais Biscoth , notre petit chat , qui nous accompagne toujours , sauf au Mali.

En 2006 , nous avons visité Venise , puis en septembre la Pologne et en novembre le Maroc.

En 2007 , nous sommes allés en Sicile et bien sûr l'Italie : très beau pays.

en 2008 , malgré les problèmes survenus fin 2007 en Mauritanie , nous sommes allés au Mali , via l'Espagne , le Maroc et la Mauritanie , soit 16520km d'un super voyage avec pleins de souvenirs. 

 



Publié à 10:22, le 30/05/2008, Montbrison
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pourquoi le MALI

 

Après avoir parcouru le Maroc , nous avons décidé  de nous dépayser complètement tout en recherchant le soleil.

Le Mali nous semblait l'idéal d'autant que Monique avait promis à une amie Malienne d'aller voir un jour sa famille et visiter son pays : le moment était donc venu et durant l'année 2007 , nous avons préparé ce voyage.

connaissant les besoins immenses de ce pays parmi les plus pauvres , nous avons sollicité nos amis et la famille afin d'emmener des vêtements , des fournitures scolaires  , des jouets etc... nous avons d'ailleurs refusé des donations car le camping car aurait été trop petit et surtout en "surcharge".



Publié à 10:21, le 30/05/2008,
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La préparation au voyage

 

Recherche de compagnons de voyage :

Dés janvier 2007 , par l'intermédiaire de "voyageforum" et du forum "découverte du maroc en camping car" , nous avons recherché des compagnons de voyage pour le Mali.

nous avons trouvé 2 campings cars et 3 4x4 qui malheureusement se sont désistés en cours d'année pour des raisons personnelles , mais heureusement , un couple en 4x4 s'est fait connaître courant novembre (Alain et Jacky près de Nice) et nous avons pu ainsi effectuer ce voyage en leur compagnie , du moins au Mali et en Mauritanie.  Nous ne voulions pas partir seuls si loin , en particulier à cause du risque de panne car l'assurance s'arrête au Maroc et , en cas de problème mécanique important dans un endroit perdu , ou en cas d'accident , nous aurions eu des soucis , d'autant plus que c'était notre premier voyage en Afrique Noire et nous ne savions pas ce qui nous attendait au niveau des routes , mais aussi de la population.

Les informations sur notre périple : Nous avons donc acheté quelques livres , le routard et le petit fûté afin de connaître toutes les modalités administratives et sanitaires que vous retrouverez sur les forums ou les guides spécifiques.

Egalement , nous avons pris un maximum d'informations sur les sites de voyage sur internet dont particulièrement "forumvoyage" , mais également auprès de personnes ayant déjà fait ce voyage :

c'est ainsi que nous avons connu Anita et Jean-Claude dont nous avons visité l'exposition à la mairie de Lyon , et qui nous a fait parvenir son carnet de route. nous sommes également aller voir le site de papyetmamyenvoyage.oldiblog qui voyagent surtout en Afrique et qui est une mine de renseignements.

Administratifs : passeport en cours de validité , mais aussi les visas :

A la frontière pour traverser la Mauritanie , valable 3 jours plus le jour en cours; pour le retour , nous l'avons pris à l'ambassade de Mauritanie à Bamako car il ne le délivrait pas à la frontière à NIORO.

A Nouakchott pour le visa malien valable 1 mois. (aller et retour)

pour les autres papiers , nous avons photocopié tous nos documents en plusieurs exemplaires et les avons envoyés à notre adresse email , en cas de perte: passeport , carte d'identité , permis de conduire français et international (par sécurité, mais non obligatoire) , carte grise , carte verte d'assurance , assistance et carnet de vaccination;

Emmener des photos d'identité pour les visas;

nous avons emmené également 60 fiches de police pour donner aux contrôles de police et de gendarmerie à partir du sud du Maroc;

Assurances :nous avons pris une assistance complémentaire pour nous aider en cas de besoin : star mobile service.

à chaque frontière Mauritanie et Mali , nous avons pris l'assurance obligatoire pour le pays;

Sanitaire : nous sommes allés au centre hospitalier des maladies tropicales pour les vaccins : fièvre jaune obligatoire , et on nous a conseillé l'hépathite A ,la méningite et la thyphoide que nous avons fait; vérification de tous les autres vaccins à jour , en particulier le tétanos.

Véhicule: nous avons fait contrôler le camping car au niveau des organes de sécurité , plus vidanges de tous les fluides , huile moteur , boîte de vitesse , lockeed , liquide de refroidissement; nous avons changé le filtre à air , le filtre à gasoil et pris un de chaque en cas de problème; nous avons emmené deux roues de secours , deux chambres à air et deux crics , ainsi que des plaques de désensablement et une sangle (7 tonnes) pour tirer le CC; nous avons fait installer une tôle de protection sous le moteur au Maroc .

FICHE DE POLICE pour le Maroc et la Mauritanie: demander un exemplaire si çà vous intéresse , il en existe sur internet;

 



Publié à 10:20, le 30/05/2008,
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Le départ : Montbrison/Le Boulou mercredi 2 janvier 2008

 

Nous avons chargé le camping-car hier 1er janvier et celà a pris beaucoup de temps à Monique , toute la journée : monter , descendre les escaliers de la maison et du véhicule,  réfléchir à ne rien oublier!!!

celà l'a épuisée , et le soir...........Biscoth ??? , et oui , il est chez Cécile depuis lundi et il nous manque déjà!!!!

  

 

 

 

 

 

 

 

A midi , c'est le départ , grand coup de klaxon et au revoir à Chantal Relave qui nous fait des grands signes: c'est parti pour 16000km; 

il pleut , il fait froid et le campng car est ben chargé avec tout ce que nous emmenons à distribuer:

2 machines à coudre dont celle d'Hélène

2 vélos : celui de Paul et celui de Cédric

des cartables , des cahiers , des habits , 65 paires de lunettes et 30 paires de verres, etc....

nous emmenons une femelle de pigeon voyageur que j'ai récupérée en août à Balbigny , je la remets vers 20h30 à Perpignan , au frère du propriétaire , un amateur de Toulouse.

il fait nuit et nous arrivons à l'aire de service du Boulou vers 21h où il nous reste une place;



Publié à 10:20, le 30/05/2008, Le Boulou
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Traversée de l'Espagne 3 et 4 janvier 2008

 

Après une bonne nuit de repos , nous partons pour La Jonquera où nous avons rendez-vous à 9h avec Emile (Touareg sur le site de"découverte du Maroc en camping-car")sur le parking d'un super marché;  

Entre temps , nous c'est le plein de gas oil à la frontière et nous faisons la connaissance de Jean-Yves et Annie , des 42 de Bonson et nous décidons de traverser ensemble l'Espagne jusqu'à Algéciras. Nous traverserons par le centre.

Emile nous donne un carton de "guide des campings du Maroc" que nous donnerons à Gutteriez où nous prenons les billets de la traversée vers Ceuta.

Nous roulons environ 600km , sans problème avec le GPS. Le soir , nous cherchons un coin tranquille pour dormir dans le village d'Ariza; Si on ne voulait pas se faire repérer , c'est fichu car on fait trois fois le tour du village pour trouver une place sombre entre des bâtiments; on se gare serré lun contre l'autre en sens inverse et on en profite pour faire quelques courses pour le lendemain;

Nous recevons des SMS de Sandrine et de Jean-Michel qui sont très inquiets et nous informent que le Paris/Dakar est annulé!!!! Celà nous inquiète fortement , mais pour l'instant , nous ne renonçons pas , nous verrons à Sidi Ifni avec Alain.

Pas de problème la nuit , relativement calme et Monique qui compte les 12 coups de minuit de l'horloge de l'église , s'aperçoit qu'il est 23h!!!!

 Le lendemain matin , départ pour Algéciras , via Madrid , sous un ciel capricieux , mais les 800km sont facilement avalés sur une route la plupart du temps à 2 voies ou sur autoroute;

nous arrivons à Algéciras devant chez Gutteriez vers 19h et pendant que Jean-Yves et moi allons chercher les bilets , Monique et Annie font les courses au Carrefour.

Excellente surprise , nous avons payé 188 euros A/R pour le camping car et 2 personnes en novembre 2006 et aujourd'hui , nous payons 100 euros pour la traversée A/R avec en prime une bouteille de mousseux et un paquet de gâteaux. Belle économie !!!

Une trentaine de cc stationnent pour la nuit en face de l'agence et nous  également.

Demain , traversée vers le Maroc.



Publié à 10:20, le 30/05/2008, Détroit de Gibraltar
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Arrivée au Maroc 5 janvier 2008

  Nous partons prendre le bateau vers 8h , il n'y a pas beaucoup d'attente et nous embarquons rapidement.

 

                                 

  

                       Sur le bateau , çà tangue car iI y a de la houle et Monique marche sur du coton et se moque de moi car de ce fait ,

                       je reste bien calé dans mon fauteuil.

Ca ne m'empêchera pas de boire un bon café comme nos amis sur la photo ci-dessus.      

    Nous arrivons à Ceuta et allons faire quelques courses au supermarché à droite en sortant du port où les marchandises sont détaxées , on fait également le plein .      

Puis arrive le passage à a douane : il n'y a pas trop de monde , mais il faut  faire la queue et être patient;

Pas de chance , je suis à un guichet où çà n'avance pas à cause du douanier et des personnes non en règle;

Arrive le tour de Jean-Yves , le guichetier l'a pris en grippe , comme il n'a pas sa fiche blanche de sortie du véhicule de son dernier voyage au Maroc , celui-ci l'envoie voir le responsable douanier qui doit donner son accord pour passer au Maroc; JY s'énerve , mais finalement çà se termine bien et nous pouvons rouler vers Larache où JY et Annie sont déjà allés.

On arrive à l'aire de repos gratuite pour prendre notre repas : une assiette de poissons grillés avec du riz : C'est délicieux.

   

 

                                                                                                                             

 

                        

         ANNIE   ET   JEAN-YVES

         Après une balade en ville , visite du marché , achat de gâteaux marocains , nous retournons au cc à la tombée de la nuit.

Nous recevons , en plus des mails , des SMS de nos enfants  , qui nous dissuadent de traverser la Mauritanie suite à l'attentat des 4 français à Aleg et l'intox gouvernementale qui s'en suivit avec l'annulation du Paris/Dakar. Aujourd'hui , SMS de Cécile qui nous écrit que le danger est réel et qu'elle en a parlé avec Jeannot , qu'on ferait mieux de ne pas aller en Mauritanie!!! également , un SMS de Anita qui est catastrophée par tout ce qui s'écrit sur le forum , mais qui nous encourage.

Le soir , nous faisons une "coinchée" avec nos nouveaux amis , coinchée différente de la manille que nous connaissons : j'y rejouerai pour réapprendre.



Publié à 10:20, le 30/05/2008, Larache
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En route pour Marrakech 6 Janvier

 

Nous sommes dimanche 6 janvier et nous partons à 8h1/2 direction Marrakech.Nous suivons Annie et Jean-Yves jusqu'à Rabat , puis nous prenons l'autoroute pour Marrakech. La région de Larache est très verdoyante et ls paysans coupent l'herbe , la luzerne à la faux , manuellement et remplissent leur charrette tirée par les ânes.

Nous arrivons à 17h30 au relais de Marrakech chez Gilles et Joelle après avoir bien cherché et demandé car les panneaux sur la nationale ont été enlevés par la DDE.

Le camping est très bien entretenu , très joli et super piscine . Nous sommes invités au cocktail de bienvenue , et nous y allons vers 19h et en profitons pour manger une tajine de poulet ;

   

Pendant l'apéro , nous avons eu droit aux chansons françaises , ambiance très sympathique et conviviale.



Publié à 10:19, le 30/05/2008, Marrakech
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Visite de 3 jours à Ouarzazate 7/8/9 janvier 2008

 

Le 7 janvier au matin , nous partons vers Ouarzazate via le col du Tizi-n-Tichka , mais auparavant , nous appelons notre petite Cécile pour lui souhaiter un bon Anniversaire.

Au moment de refermer la soute , je casse la clé dans la serrure et je m'aperçois que j'ai oublié les doubles!!!! on verra pour faire des doubles à Ouarzazate , car cette clé ouvre la soute , le bouchon du réservoir d'eau propre , le gaz et la porte cellule!!!

Le col du Tichka est ouvert le jour et fermé la nuit à cause du verglas; nous allons donc prendre cette route qui est bien dégagée , mais avec presque 1 mètre de neige sur le bas côté;

                                                                                                                          

 

Nous arrivons ves 16h30 à Ouarzazate où Mohamed nous attend et nous allons bivouaquer 2 jours devant sa maison , puis le 3ème jour à la Kasbah du jardin à Ait Ben Haddou.

Nous en profitons pour faire des doubles de clé (ouf) , nous achetons une puce et une carte pour téléphoner au Maroc avec Maroc télécom et je suspends pour 2 mois mon forfait orange;

  

Monique offre les cadeaux à Malika et ses enfants                         Monique visite la classe de Malika

 

  

Monique offre les 2 machines à coudre et nous offrons le vélo de Cédric à Hocine de la Kasbah du jardin et le vélo de Paul à un petit garçon : Youssef dont le papa est maçon; quel bonheur de voir la joie de ce petit garçon dont le visage est rayonnant et qui n'en croit pas ses yeux d'avoir ce cadeau;il ne reste plus qu'à gonfler les pneux pour rouler , car nous n'avons pas de pompe. 

nous visitons la Kasbah d'Ait Ben Haddou; nous traversons la rivière salée à dos d'âne;



Publié à 10:19, le 30/05/2008,
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En route pour SIDI IFNI 10 au 12 janvier 2008

 

Après avoir fait les pleins et vidange , nous partons pour Agadir , vers 10h;

Nos nous arrêtons à Talouine à la coopérative de Safran où nous rencontrons le même guide qu'en 2006 et que nous avons également vu à la télé sur la 5 lors d'un reportage sur le Maroc. Nous n'achetons pas de safran , ceui-ci coûte maintenant 25 dhirams le gramme , alors que nous l'avions payé 17 il y a  un an , soit + 47%. Et oui , la demande est très importante , alors les prix grimpent , c'est vrai que les femmes cueillent le safran , pistile par pistile , c'est très long;  mais c'est aussi commel'huile d'Argan , comme c'est très demandé et apprécié , alors les prix flambent.

Nous roulons jusqu'à Agadir où nous ne pouvons pas faire le plein de gaz propane car c'est fermé , c'est le nouvel An musulman;on va donc jusqu'à Atlantica park pour passer la nuit et demain on fera le plein de gaz. Aujourd'hui , nous avons vraiment vu des paysages formidables ,

  par contre Atlantica park n'est pas notre tasse de thé , c'est juste un point de passage car nous sommes entourés de 500 camping cars , tous retraités et dont la plupart sont installés pour plusieurs mois; ils se croient chez eux et ont un comportement qui ne nous convient pas de par l'habillement , et le comportement  , en particulier bruyant et sans gêne.

On part vers 8h sous un beau soleil et un ciel bleu; on fait remplir la bouteille de gaz , ils ne sont pas sympa et en plus , je suis persuadé qu'ils ne l'ont pas remplie , enfin , 13 euros pour 25 euros en France.

    

Nous passons par le bord de mer et nous nous arrêtons sur un terre plein face à la mer pour manger ; le paysage est magnifique et Monique observe les fleurs , les rochers , la mer , et goûte même aux plantes qu'elle trouve succulente.

 

Nous reprenons la route pour arriver à Sid Ifni vers 16h où nous rencontrons Jackie et Alain dans leur maison près de la mer.

Vrs 19h arrivent Brigitte qui a également une maison à Sidi Ifni où elle s'occupe d'une association , avec Patrick (titailla su le forum) et Camille qui doivent nous accompagner pour la traversée de la Mauritanie. Nous donnons chaussures , vêtements et jouets pour l'association de Brigitte.

Le samedi 12 , nous passerons une bonne partie de la journée chez le serrurier qui me pose une plaque de protection sous le moteur; puis nous irons faire quelques courses dans la ville dont une veste à multipoches;

Monique , quant à elle est allée se promener sur la plage et était très nostalgique.

 

Demain , c'est le départ pour la grande aventure.



Publié à 10:19, le 30/05/2008, Sidi Ifni
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Traversée du Sahara Marocain 13 et 14 janvier 2008

 

Dimanche , lever vers 7h30 et nous voilà partis pour la traversée du Sahara .

Coup de télphone de mon frère Jeannot qui essaie une dernière fois de nous dissuader de faire le voyage , en particulier la traversée de la Mauritanie.

Après la traversée du djebel sur des routes sinueuses au sud de Sidi Ifni , nous trouvons une belle route goudronnée qui nous emmènera à Boujdour avec une moyenne de 100km/h en passant par Guelmim , Tan-Tan , Tarfaya et  Laâyoune  . Nous aurons plusieurs barrages de police et nous distribuerons 6 fiches de police. L'un des policiers me demande si je suis cultivateur? Il voulait dire viticulteur , car me dit-il , beaucoup de français transportent du vin rouge et il aurait voulu une bouteille: mais je lui ai dit que nous allions en Mauritanie et que c'était interdit d'y rentrer de l'alcool.  

                                    

                          

A  Boujdour , nous dormirons dans le nouveau camping très bien tenu et spacieux.

Le soir , nous allons manger dans un petit restaurant; Monique mange une salade avec des frites et du dromadaire , je prendrai des côtes de mouton.

Les serveurs sont Berbères , ils viennent de Tiznit , Mirleft et Sidi Ifni , d'où longue discussion avec Alain;

Nous apprenons que l'année berbère compte 365 jours comme nous , mais qu'aujourd'hui , 13 janvier 2008 , c'est le nouvel an berbère , c'est à dire qu nous sommes en 2958 car l'année berbère a commencé 950 ans avant JC.

Pour les Arabes , le 11 janvier correspondait au nouvel an et nous sommes en 1429;  en plus le nombre de jours annuels est différent de nous. La discussion a duré assez tard et nous avons passé un agréable moment.

 La ville est trés animée le soir et les  magasins sont ouverts tard .

Le lendemain matin , lever tôt ca nous voulons atteindre la frontière mauritanienne afin de passer demain matin.

 Nous faisons systématiquement le plein car les stations sont très espacées , quelquefois plusieurs centaines de km , mais surtout il arrive que les stations soient en panne de gas oil , donc prudence  dès que le réservoir est à moitié et qu'on passe devant une station , c'est le plein. Le gas oil depuis Tan-Tan vaut 40 centimes d'euro le litre.

 Les paysages sont du sable de chaque côté et parfois un chameau  traverse la route; nous longeons l'Océan Atlantique qui se trouve à notre droite et de temps en temps , nous rencontrons des villages de pêcheurs.

Vers midi , nous nous arrêtons pour manger en faisant toujours attention de ne pas nous ensabler , donc le 4x4 nous ouvre la route.

               

A proximité, un Sahraoui veille sur ses 108 dromadaires , il fait 20 km par jour dans le désert en promenant ses bêtes; nous lui proposons un jus de fruit qu'il refuse car il préfère l'alcool qui est paraît-il bénéfique pour son mal de dos!!!

Le vent s'est levé, mais il y a du soleil et des reflets verts et jaunes dans l'eau bleue de l'océan: c'est magnifique;

 Nous reprenons la route en nous arrêtant à plusieurs reprises pour laisser traverser les troupeaux de dromadaires qui ne sont pas pressés.De chaque côté de la route , des panneaux indiques de ne pas s'aventurer dans le sable hors de la route car risques de mines!!!! he oui , le polisario avait miné le sol!!!!  déminage en cours , mais les meilleurs démineurs , ce sont bien les dromadaires car ils sont sur les champs de mines.

 Nous sommes dans le reg et Monique ramasse quelques cailloux ou pierres sculptés par l'érosion dûe à la pluie et au vent  , pour nos petits fils;

Il est 18h et nous voilà arrivés à la frontière , nous décidons de bivouaquer devant le restaurant  mais attention , il faut laisser libre l'accès à l'emplacement de la voiture du patron qui de toutes façons ne viendra pas ce soir.

Nous mangeons une tajine de poulet au resto. 



Publié à 10:18, le 30/05/2008, Province de Boujdour
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La traversée de la Mauritanie jusqu'à Nouakchott

 

On se lève à 7h après avoir déjà été réveillés à 5h suite à mon téléphone que je n'ai pas mis à l'heure. On avance les véhicules près de la frontière pour passer dans les premiers; il y a déjà pas mal de camions et des voitures de lettoniens qui font un rallye style Paris/Dakar.

André fait réchauffer des crêpes en attendant l'ouverture de la frontière.

On met 4h pour passer les 2 frontières , mais le plus long est l'attente de l'officier de police marocain qui arrive avec plus d'une heure de retard pour tamponner nos passeports. Ensuite , passage à la gendarmerie , puis à la douane  qui tamponne la fiche de sortie du véhicule , mais s'ensuit 2 visites du campig-car , plus par curiosité à mon avis : d'abord un douanier , puis un militaire , soit 2h30 pour sortir du Maroc. Puis nous voilà à la frontière mauritanienne où nous sommes très bien accueillis et nous mettrons 1h1/2 , pour: - montrer les passeports à la gendarmerie , puispassage à la police , puis la douane où nous signons une déclaration sur l'honneur attestant que nous réexporterons le véhicule. Ensuite demande de visas du 15 au 18 janvier , 20 euros les 2 et humour du fonctionnaire qui à la vue de mon nom de famille , me demande si je suis en bon état. Puis visite du véhicule par un jeune douanier; je lui montre la bière que nous avons au frigo , celà ne le gêne pas et lui permettra de nous demander 10 euros qu'il n'obtiendra pas. Nous passons ensuite à l'office de tourisme pour les statistiques , puis nous changeons des euros pour 340 ougias / euro après négociation (300 au départ) et enfin nous prenons une assurance pour 10 jours pour 10 euros.

Toutes ces formalités se passent dans des baraquements , sans problème et avec beaucoup de gentillesse.

Avant toutes ces formalités , nous avons traversé les 3.4 km de no man's land , piste praticable car pas trop longue.

 Nous avons depuis ce matin un vent de sable pénible pour la conduite , mais aussi pour les yeux et la respiration;nous mettrons le chech;

  Monique raconte le paysage : nous sommes sur la route vers Nouakchott et les paysages sont du sable .....du sable blanc , ocre , des dunes nues , puis apparaissent des herbes en touffes , puis des arbustes genre "arbre à girafe" , des herbes pour dromadaires , des dromadaires , des troupeaux , puis plus rien , le désert , soleil voilé  , temps lourd et la route est belle et très peu fréquentée.

Halte police , il faut montrer les passeports , les papiers du véhicule , la déclaration sur l'honneur , les fiches de police , puis on repart et stop , militaires souriants ; il faut dire que suite à l' attentat d'Aleg , il y a très peu de touristes et des consignes ont été données pour nous faciliter la tâche; par contre la police nous conseille de ne pas nous arrêter dans des endroits isolés.

De chaque côté , des constructions , 1 pièce spacieuse , en parpaings séchés au soleil , couverte d'une bâche ou de paille et d'une porte d'entrée  , ce sont les habitations avec à côté un enclos où se trouve le cheptel.

Nous arrivons à 19h à Nouakchott et trouvons à l'entrée l'Auberge Sahara bien indiquée sur notre gauche; Nous pouvons rentrer les véhicules dans la cour fermée de l'Auberge pour plus de sécurité , mais nous sommes coincés en cas de problème!!!!

L'Auberge Sahara est bien connue sur"Forum voyage" et son patron Hermann nous accueille chaleureusement avec son associée Kania.

 

Nous mangeons une tagine de boeuf sur les tapis dans la tente maure très colorée appelée localement : KHEIMA. (reima)

Il fait nuit , nous passons notre première nuit en Mauritanie , le quart de lune nous regarde par le hublot et le Muzzin nous appelle à la prière.

 

 

 



Publié à 10:18, le 30/05/2008, Nouakchott
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la traversée de la Mauritanie , Nouakchott à Ayoûn l ' Atroûs

 

Nous prenons la route de l'Espoir pour traverser la Mauritanie , soit :

Nouakchott , Boutilimit , Aleg , Sangrafa , Kiffa , Tintâne , puis Ayoûn el Atroûs;

Nous nous levons à l'auberge Sahara vers 8h; il fait beau , mais il y a toujours du vent et le sable vole si bien qu'on se croit dans le brouillard.

  

 

                      

 Ambassade du Mali

Nous devons aller à l'Ambassade du Mali pour prendre nos visas d'un mois , celui de 3 jours pour la Mauritanie nous sufira à condition d'entrer au Mali le 18 , il nous reste 1030km en 2 jours;

Nous prenons nos visas pour 13000 ougyas et je change150 euros au gardien de l'ambassade à 340 ougias/euro.

  

En attendant nos visa , nous allons dans un cyber pour envoyer des mails et rassurer famille et amis.

  

Nous rentrons finalement à 5 + le chauffeur  à l'auberge , en taxi  : une 205  , pas de vitre arrière , le pare brise fendu de toutes parts , je regarde le nombre de km : 348000km ; je demande l'année de la voiture et le chauffeur extrêment gentil me dit : quel est le sens de votre question et ceci avec beaucoup d'humour; nous constatons effectivement que les voitures sont dans un piteux état; la course pour 5 personnes , 3 km nous coûte 300 ougyas soit 80 centimes d'euros;

nous mangeons , faisons les vidanges et les pleins et à 14h , c'est le départ avec la traversée de Nouakchott difficile dûe  la circulation , et aux conditions météo du jour.

La route de l'Espoir est toute goudronnée , très belle et vallonnée. Nous faisons le plein à Boutilimit et là , gasoil de très mauvaise qualité , je n'arrive plus à dépasser le 90km/h et en plus il y a du vent de côté qui ne nous aide pas; Alain se rend compte du problème et il s'arrête pour mettre double dose de "silub" dans notre réservoir; le résultat ne se fait pas attendre , Monique prend le volant et roule à 110km/h. (silub est un additif pour consommer moins et augmenter la durée de vie des moteurs: efficace)

  

 De nombreux animaux traversent la route : ânes , dromadaires , vaches , chèvres , chiens et nous apercevons sur le bord de la route  un nombre impressionnant de carcasses ou cadavres d'animaux écrasés. Les accidents ont lieu à toute heure , mais il faut être plus vigilant vers 18h , heure à laquelle es animaux rentrent au bercail et traversent la route ou vont boire; le plus impressionnant , ce sont les ânes , ils s'arrêtent complètement immobiles au milieu de la route et ne bougent plus , donc , après une côte ou en cas de non visibilité et de vitesse excessive , c'est l'accident assuré; les camions ne s'arrêtent pas et donnent un coup de volant qui éjecte l'âne sur le bas côté;  les cadavres se décomposent au soleil et les rapaces viennent s'y restaurer.

 Sur le bord de la route , nous voyons aussi des bâches qui sont remplies d'eau par des camions citernes. Ceci permet à la population de se ravitailler en eau;

 Nous passons Aleg avec bien sûr une pensée pour les 4 français et le 5ème blessé , mais nous ne nous arrêtons pas et surtout Patrick ne veut pas dormir à Aleg , c'est psychologique; nous continuons et décidons de bivouaquer 50 km plus loin devant un poste de gendarmerie à Chogar: 7 ou 8 gendarmes sont dans un petit abri d 20 m2 et un gendarme est posté toute la nuit sur la route , la journée aussi d'ailleurs. Nous dormirons en toute sécurité;

Anecdote de Monique : nous étions arrêtés dans une ville , j'étais restée dans le camping-car quand soudain , je vois un homme à 5/6mètres s'accroupir , il me regarde , mais n'est pas gêné et fait "pipi" de côté ; puis il prend sa bouteille deau et se rince le sexe , relie son saroual , me regarde et puis sen va!!!!

Le 17 janvier , lever tôt devant le poste de gendarmerie , puis départ pour Ayoûn;

 la route est correcte jusqu'à 30km avant Tintâne où il y a de nombreux trous jusqu'à Ayoûn ; la route est défoncée et nous ne pouvons pas toujours éviter les trous pour certains des nids d'autruche!!!  Nous traversons aussi les villes très difficilement en croisant camions , taxis , charrettes avec ânes , des chèvres et surtout le statonnement n'est pas défini;

  

 la fabrication du pain                                                                                           

en cours de route  nous mangerons dans un petit restaurant assis par terre , très typique et nous nous ravitaillerons sur le bord de la route pour le pain ou les légumes , fruits.

A Tintâne , la route est barrée car inondée depuis le mois d'août ; nous prenons donc une déviation via une piste tôle ondulée de 6km que nous traversons sans problème.

beaucoup d'échoppes lors de la traversée des villes ou villages;

La route a été fatigante , il faisait chaud et toujours du vent avec du sable. En plus il fallait être très attentif pour éviter les trous;

Nous arrivons vers 19h à l'auberge SAADA-TENZAH chez Hamahoullah; nous nous garons à l'intérieur et nous allons pouvoir prendre douches , faire le plein etc; il y a de jolies tentes : des guitoun , des chambres climatisées; 

Ce soir nous mangeons poulet frites oignons;   puis dodo , demain c'est le Mali;



Publié à 10:16, le 30/05/2008, Tintane
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ARRIVEE AU MALI 18 JANVIER

 

Levée vers 7h30 , petit déjeuner , douche , puis direction MALI , Nioro del sahel.(127 KM)

Plein de gasoil , puis 3 barrages de police/gendarmerie et enfin la douane sur 10km entre Gogui (Mauritanie) et Nioro (Mali).C'est un peu long , il est midi , il fait très chaud et l'estomac commence à crier famine.

A la frontière Malienne , le jeune policier  nous demande 2500 Francs CFA par personne pour valider les passeports;on lui demande un reçu et il nous répond , "il n'y a pas de reçu , c'est comme çà pour les touristes". Il va voir son chef , revient et nous dit : on va s'arranger ensemble. Il nous explique qu'on peut prendre les visas (qu'on a pris à Nouakchott) pour 13000fcfa , les assurances aussi , mais que nous avons pris à la frontière Mauritanienne à Guogui , ce que nous ne savions pas.

Finalement , il nous rend les passeports en nous expliquant qu'on peut donner ce qu'on veut; on lui donne 500 ougya chacun.

                                                                                                                        UN BAOBAB

                                                                                                        

  On s'arrête 2 km plus loin pour manger , il est 13H et nous avons la visite d'un premier jeune Malien sur son cheval; il a soif et faim;il a droit à quelques cadeaux après nous avoir montré ses qualités de jockeys.

Nous voilà repartis , mais arrêt quelques km plus loin pour discuter et filmer les lavandières à un point d'eau où s'abreuvent également à tour de rôle les zébus , les chèvres et les dromadaires , tous assoifés.

Beaucoup de discussion avec les lavandières , Monique s'en donne à coeur joie surtout avec une Malienne et son bébé que Monique ne peut s'empêcher de prendre dans ses bras et à qui elle offre une belle  peluche.

  la lessive

                                                                 le savon fabriqué par les maliennes

Beaucoup de photos et de film pour cette première rencontre avec les Maliens et distribution de vêtements vu leur gentillesse;

 en discussion  , puis                                                                                  une peluche pour le bébé

                             nous repartons pour nous arrêter à nouveau à la douane de Nioro del Sahel où nous devons faire les papiers du véhicule pour 9400 fcfa et 2h d'attente  car le douanier fait sa sieste. Pendant ce temps nous allons faire de la monnaie à Nioro , nous achetons une puce malitel , mais une carte orange  qui ne fonctionne pas avec malitel donc , revente de la carte à un jeune malien , sans perte car nous l'avions achetée moitié prix!!!!!!

Nous retournons à la douane , fouille du CC , puis passage au poste de police de Nioro;là , le chef nous demande 5000fcfa par voiture; explications: c'est pour le tampon; il n'existe pas de reçu et puis , il faudrait acheter le timbre fiscal , mais à cette heure c'est fermé donc 5000f le tampon ; finalement on donnera 2000 fcfa chacun.

Vu l'heure tardive , les policiers nous autorisent à dormir dans le jardin du poste , devant les prisons où ils enferment les malfaiteurs; on est en sécurité;

Voilà notre première journée au Mali , super accueil , des gens gentils , une nuée d'enfants autour du camping car à chaque arrêt : Toubab , donnes moi un cadeau; c'est super.

Le soir , mon téléphone malien fonctionne et j'envoie des SMS à la famille et surtout un SMS à LEO qui a 6 ans aujourd'hui. Bon anniversaire Léo , on pense à toi.

Avant de se coucher , on fait le tri des films en visionnant à la télé.

 

demain , ce sera BAMAKO.

 

Publié à 10:16, le 30/05/2008, Nioro du Sahel
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Arrivée à BAMAKO 19 janvier

 

Départ du poste de police de Nioro del sahel vers 8h30 direction  Bamako.

Sur la route , toujours un super accueil .

Le plein de gasoil avec pompe à main !!! à 555 fcfa le litre soit 0.85 euro;

  

Nous achetons des fruits , une demi pastèque (200fcfa) et nous mangeons dans un champ de mil à l'ombre de cocotiers et d'arbres à pain;

La route est finie de goudronnée , sauf 30km avant Didjéni , il  reste 7 km de piste tôle ondulée , puis 17 km à nouveau , soit 24 km de piste.  Par contre , la route est pratiquement terminée , le goudron est mis , il faut finaliser. Il reste 7km où le remblai est arrivé , il faut l'étaler , puis couler le goudron.

50 km avat Bamako , les gendarmes nous ont expliqué comment se rendre à la maison d'hôte. Nous y arrivons vers 18h. C'est un joli quartier quelques km avant le centre . Le propriétaire Georges , un français de 71 ans marié  une malienne nous permet d'installer le camping car dans sa cour , il y a juste la place. Excellent accueil, on peut manger et c'est ce que nous faisons ce soir sur la terrasse. Nous pouvons également surfer sur internet pour 500fcfa de l'heure ,ce que je fais pour mette à jour nos nouvelles.

Le gardien  son studio à côté du camping car et il écoute la radio dehors assez fort jusque 23h environ , ce qui n'a pas empêché Monique de s'endormir. J'ai eu plus de mal.

Comme d'habitude , Monique contemple le décor et donne son avis :

 

le jardin est joli , les arbres bien verts et fleuris , de belles fleurs et de joles filles : tout pour être heureux !!!! c'est reposant. 

 

 



Publié à 10:15, le 30/05/2008, Bamako
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Visite de MAMOUNIA à KATI 20 janvier

  Après une nuit un peu bruyante , radio hier soir , puis le chien et ce matin les gens qui parlent fort , enfin on a quand même dormi suffisamment. Monique va pour prendre sa douche et la voilà qui revient paniquée , elle craint que la porte de la douche ne ferme pas , mais surtout elle a peur de rester enfermée   finalement çà se passe bien , elle est rassurée.Nous téléphonons à la belle-soeur de MA , MAMOUNIA pour lui demander son adresse avec beaucoup de difficultés , mais on s'est compris et nous y allons en taxi jaune. Coût 3500fcfa , mais le chauffeur a peiné pour arriver à l'adresse malgré les coups de téléphone à Mamounia : il me dit je ne connais pas , je suis fatigué !! et en plus c'est la fête nationale de l'Armée à Kati ,  militaires , fanfare , beaucoup de monde , il a dû faire des détours et il est perdu!!   Finalement , ouf , Maounia nus attend sur le bord de la route , on est presque arrivés; On va chez elle , par des rues en piste , des trous , et on arrive dans sa petite maison au fond d'une rue où elle habite avec son fils Moussa (18 ans) et ses 2 filles : Néné la benjamine (13 ans) et Fatoumata ,la VIEILLE comme on appelle l'aînée ici (20 ans).

                                                                                                  

       

deux femmes heureuses

                 Mamounia , 52 ans , est une Songhai (région de Djenné) , elle a eu 9 enfants : 4 d'un premier mari , un enseignant qui est décédé , puis  5 avec son second mari Mamadou KONE décédé en 2001 qui est le frère de MA , amie de Monique en Normandie.  Un petit perroquet vert vit en liberté dans la maison et dehors.  

                                                                               

le repas

Après un coca , Mamounia nous offre le repas : riz avec viande et sauce et elle fait un cadeau à Monique , une taie d'oreiller en cuir , vraiment très gentille.

Après le repas , nous discutons dehors avec les enfants et les voisines , nous avons droit à la chanson "un dimanche à Bamako , c'est jour de mariage" , ambiance vraiment sympathique. Chacun passe un message en Bambara ou français à la caméra pour MA.

Fatoumata , l'aînée , appelée "la vieille" et sa soeur cadette "Néné"

     

Ensuite , nous allons nous promener sur le marché et nous rencontrons quelques membes de la famille : un neveu qui passe le bonjour à MA via la caméra , un fils et des petits enfants de la seconde épouse de Mamadou KONE qui appellent Mamounia "Mammy".

Nous faisons notre marché : pommes de terre , oranges , pamplemousse , concombre et tissu  , beurre de karité .

Il nous faut maintenant rentrer et nous prenons un taxi vert (minicar) , si dangereux paraît-il , mais nous n'avons pas le choix ; le chauffeur nous fait asseoir devant , bien que nous n'aurions pas été gênés d'être parmi la population à l'arrière; durant tout le trajet , nous avons droit à de jolies chansons entraînantes sur Kati. La sortie est cahotique sur la piste.demain visite de Bamako.

Publié à 10:15, le 30/05/2008, Kati
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Visite de BAMAKO 21 janvier

 

Aujourd'hui , nous allons visiter Bamako , voir la soeur de MA à l'ambassade de France , porter les 100 paires de lunettes à l'institut : IOTA , et visiter la ville.

Nous partons en taxi jaune jusqu'à l' I.O.T.A où nous rencontrons Mr Massey à qui nous remettons les lunettes en lui demandant d'en faire profiter les plus nécessiteux!! ce que nous espérons. Dans les longs couloirs sur 2 étages , nous constatons un nombre important de patients qui attendent assis les consultations. C'est impressionnant.

Puis direction l'Ambassade de France et nous devons traverser tout le marché où il y a un monde fou fou. Il est difficile de se frayer un chemin et en me retournant ,je me fais accrocher au bras gauche par un taxi vert qui venait en sens inverse : j'ai une plaie sur 5 cm qui saigne légèrement , mais j'ai été disloqué de toutes parts , cou bras , dos sous la secousse et de suite petit attroupement , le taxi s'arrête , on s'inquiète de ma santé , mais ce n'est pas grave et nous voilà repartis; nous désinfecterons ce soir.

Nous voilà à l'Ambassade , et malheureusement la soeur de MA est en congès jusqu'au 29 janvier et nous ne la verrons pas; elle est très connue ici et nous lui laissons un courrier ainsi que 2 paires de lunettes pour Mamounia. 

Nous allons visiter la ville et un jeune se propose de nous guider; nous n'avons pas besoin de guide et nous acceptons qu'il nous accompagne selon nos conditions qui finalement seront un repas avec nous et 1000fcfa;

Ce jeune , 21 ans , étudiant en anglais s'appelle David et vient du pays Dogon;

Après la banque , la poste , le resto , nous voilà partis pour la "Maison des Artisans".

Auparavant nous achetons sur le marché du bogolan (tissu) et un CD de "le dimanche à Bamako" et nous négocions pour finalement diviser les prix par 3. dur dur.

De nombreux artistes travaillent devant les visiteurs , bois , fer , bijoux , tissus etc...nous achetons une "calebasse"  instrument de musique   , un tableau en tissu peint  un maillot de Diawara (devinez pour qui?), un cadre de "Tintin à Tombouctou" , un porte-monnaie en peau à accrocher au cou ,  et en partant , un bracelet semainier pour Monique : le vendeur nous a suivis partout  depuis le début , ne nous lâche pas , me fait des réflexions désagrables chez chaque artisan où il s'aperçoit que nous achetons , mais il ne veut pas baisser ; je lui avais donné mon dernier prix et il a fini par lâcher au moment où nous partions : "c'est bon , donne l'argent".

Toutes les négociations , marchandages ont bien fonctionné , mais j'avoue que à force , nous étions fatigués et surtout à cause du bruit, du monde , de la chaleur , de la marche e j'ai été un peu secoué par le taxi vert

                       LES  SUPPORTERS DU MALI                                       

                                                                          

Près d'un bar , une télé dehors et une cinquantaine de maliens regarde un match de la CAN.

Finalement , nous rentrons en taxi jaune et nous aurons la visite d'une présidente d'association : "LA PRESIDENTE" Aminata très dynamique et politique à qui nous remettons quelques affaires pour son association;  nous l'avons connue suite à la rencontre avec une française sur le marché et qui aide l'association.

Ce soir nous mangerons du capitaine et on va bien dormir pour partir demain vers SEGOU.

 

 

Publié à 10:15, le 30/05/2008,
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EN ROUTE POUR SEGOU 22 Janvier

 

Départ vers 9h30 direction SEGOU. Après quelques difficultés , nous trouvons enfin la sortie de Bamako!!!

Nous nous arrêtons en cours de route pour admirer les sculptures en bois , mais nous n'achetons rien , nous préférons attendre d'être au pays Dogon , Ségou ou Mopti pour comparer. En plus le bois ne nous semblait pas être de l'ébène ,alors on attend.

Nous achetons des bananes , beignets sucrés et salés , puis arrêt dans un champ de termitières pour manger ,il est 12h30.

Nous repartons vers 14h , peu de monde sur la route , on aperçoit des super oiseaux colorés bleus dans les arbres , mais difficile de les photographier ,car ils s'envolent.  Quelques baobabs.

Arrivés à Ségou , nous nous arrêtons le long du fleuve Niger et nous pouvons admirer les lavandières et des personnes se lavant dans  cette eau.

Avant la tombée de la nuit , nous allons en pignasse avec un guide de l'autre côté du Niger visiter un village de pêcheurs                   " Gouigane" , et un second village plutôt commerçant. Dans le village de pêcheurs , les enfants sont très excités , ils gesticulent devant la caméra et souffrent de malnutrition; voir l'état de leur ventre !!!

Les habitants rejoignent leur domicile en pirogue à la tombée de la nuit;

Dixit Monique , le NIGER est un long fleuve tranquille. Le guide lui raconte que 2 personnes d'ethnie différente ne peuvent pas se marier ensemble ; lui est un bozo , c'est un pêcheur et l'hippopotame ne le mange pas ,il est son ami, il sait lui parler : par contre , si tu n'es pas Bozo , la bête te dévore!!!!

Le soir , nous bivouaquons à côté d'un restaurant italien juste face à une statue d'hippopotame grandeur nature , le long du Niger; repas au restaurant : langue de boeuf et steak pour Monique , puis 2 bonnes bières.

La nut sera calme malgré la proximité d'hôtels .

Le Niger est vraiment un beau fleuve qui fait 1.2 km de large.

 Le lendemain matin avant de partir , nous allons faire quelques courses sur le marché où nous trouvons pas mal de poteries , c'est une spécialité à Ségou;  beaucoup de touaregs et sur le marché , ce sont les femmes avec leurs jeunes enfants qui vendent.

 

 

Publié à 10:14, le 30/05/2008, Ségou
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SAN 23 janvier

  

Sous le soleil , nous voilà partis pour San. En cours de route , nous traversons le Bani affluent du Niger et nous nous arrêtons pour manger et faire une petite sieste;

Arrive alors un Bambara , qui n'a pas d'âge , habillé en marron avec un petit chapeau et un bâton à la main; il explique à Monique qu'il va aux champs , il cultive mil , haricots, arachides et possède vache , chèvres et moutons.Du camping car ,nous apercevons son village.Il a un beau téléphone portable et me demande mon N° , il m'appellera pendant  5 jours de suite pour me saluer et me demander de l'appeler  aussi !!!

Nous repartons vers San , mais avant d'y arriver , nous prenons au rond point à gauche une piste de quelques km qui nous amène au petit village de BELENICHE au bord du Bani. De chaque côté de la piste , des rizières , des baobabs , des pics boeufs , des troupeaux et  des nénuphars;

Beleniche est un joli village typique avec une belle mosquée. Au bout de quelques secondes , une ribanbele d'enfants nous assaille et j'achète des chewmgums pour avoir un peu de répit . Nous apercevons les voitures , camions qui sortent du bac qui traverse le Bani ; puis bien sûr , les enfants reviennent à la charge!!! j'offre 3 boites de doliprane au vieux sage qui m'a vendu les friandises , il est très heureux car il semble avoir mal à la tête;

Des enfants frappent sur le 4x4 de nos amis où se trouve le chien !!!!

nous filmons une vieille dame qui prépare du poisson , un jeune qui épluche des rutabagas ;

Des jeunes sont installés dans un stand où ils vendent de l'essence au litre;

Au moment de partir , les enfants se ruent sur le camping car et frappent des poings ; ils sont dispersés par un adulte.

Nous retournons sur San où nous allons dormir au campement de la mairie ; nous allons faire un tour en ville sur le marché , mais la nuit est tombée , alors dodo.

Demain  en route pour Djenné.



Publié à 10:14, le 30/05/2008, San
Mots clefs : San


la Mosquée de DJENNE 24 janvier

 

C'est l'appel à la prière qui nous réveillera à 6 h du matin.Celà dure assez longtemps.

Monique est un peu agacée de voir le camping car très poussiéreux , alors elle fait un peu de ménage , puis un petit déjeuner , les pleins et nous voilà partis pour DJENNE sous un beau soleil.

Les paysages sont jolis , mais très secs , il y a quelquefois un peu d'eau , des rizières  , des arbres , des oiseaux et Monique se croit sur une route de campagne dans le midi de la France.

Sur la route , des greniers à mil typiques construits en banco (piset)  , de nombreuses charrettes tirées par des chevaux de petite taille.

Et voilà , nous arrivons à l'embarcadère où nous allons prendre le bac pour nous rendre à DJENNE. Une nuée de vendeurs de bijoux s'agglutine autour de nous; Monique troque du linge contre des colliers .....mais elle perd patience devant l'insistance des vendeurs et des "toubab , donnes moi un cado" et même comme ils m'ont entendu l'appeler  "Monique" , les appels "MONIQUE" fusent de toutes les bouches.

Les habitants de Djenné sont des BOZOS (pêcheurs) et sont musulmans , autrefois ils étaient animistes.

Nous voilà sur le bac , nous allons sortir sur la rive côté Djenné , mais oh là là !! je suis obligé de m'arrêter sur le sable en sortant car un 4x4 s'est arrêté devant moi et un âne m'empêche de doubler: résultat , au moment de repartir , impossible , je suis ensablé!!!!!alors là , tout le monde va m'aider ; je vais sortir les plaques de désensablage , tous vont pousser , mais rien n'y fera , c'est assez épique et finalement , c'est le 4x4 qui me sortira de là  !! quelle aventure !!!  çà m'a énervé au début , puis en fin de compte , j'ai bien rigolé;  surtout qu'après çà , il va falloir donner des cadeaux à tous car ils réclament :  moi aussi j'ai poussé  et Monique fera sa distribution;

A l'entrée de Djenné , un mariage avec tout un cortège et des vêtements  très colorés.

 Nous allons nous installer au campement et je passe par une entrée qui laisse tout juste passer le camping car , aussi bien en hauteur qu'en largeur , d'ailleurs je toucherai légèrement sans dégâts. Le campement est en banco , bien clôturé de murets avec une petite paillote au centre où nous pourrons nous désaltérer et manger un boeuf/riz excellent , puis de la pastèque et café , alors que Monique prendra un thé : d'ailleurs , au Mali on vous sert 3 thés consécutivement.

Monique se régale avec des photos de fleurs , bien sûr , puis lézard à tête rouge , oiseaux avec le mâle gris et tête rouge.  

Des guides voudront nous faire visiter la ville , en particulier "YOUSSOUF LE MAGNIFIQUE" cité dans le petit fûté , mais il ne nous inspire pas car il n'a toujours pas de carte de guide officiel , alors nous n'avons pas confiance. Et finalement , on prendra "LE BOSS" . Celui-ci nous fera visiter Djenné en totalité , en nous racontant des histoires comme la suivante : explications sur la grande mosquée qui est l'une des plus belles d'Afrique , hormis celle de Casablanca, c'est la plus grande en banco (terre) , mais nous ne pourrons pas la visiter , ni monter sur la terrasse  car , il y a quelques années , des italiens l'ont visitée et ont fait un défilé de mode sur la terrasse , dans une tenue qui ne convient pas aux musulmans. Ceci n'a pas plu aux Imams qui depuis interdisent la visite aux touristes. Nous avons visité le dédale des rues , un vrai labyrinte .

Puis c'est la coopérative de fabrication de Bogolan où 8 femmes travaillent , le bogolan est un tissu de coton , tissé à la main en bandes écrues , puis celles-ci sont assemblées à la main , puis teintées avec des produits naturels (plantes ou terre) ; c'est un tissu épais et dessus sont peints des scènes de villageois ou d'animaux ou des dessins qui ont une signification pour eux.

Nous sommes montés sur une terrasse d'où nous pouvons admirer la ville, les alentours , le Bani et les terrasses et intérieurs des habitations.

 

L'école coranique où un jeune écrit des sourates du Coran sur des tablettes. Visite d'une maison coranique de style maroco-soudanais;  explications  aussi du système des toilettes intérieures qui est vidangé tous les 2 ou 3 ans quand la "cheminée" est pleine; ils ouvrent en bas et déversent le tout dans une fosse creusée à cet effet.

  le four à pain

Nous avons bien sûr fini par son magasin d'antiquités où il nous a présenté des statuettes , des bijoux , des instruments de musique .

 Dans une ruelle , je rencontre  un jeune de 11 ans qui jongle super bien avec un ballon crevé!!! je ne pourrai m'empêcher de lui offrir un ballon acheté sur un stand.

Le soir , je vais au cyber , mais impossible de me connecter sur neuf , alors j'irai sur MSN d'où je pourrai discuter avec Jeannot.

Puis en rentrant au camp , nous discuterons avec Mohamed DICKO , réceptionniste et frère de Mamounia de Kati.

Voilà , demain Mopti.

 

Publié à 10:14, le 30/05/2008, Djénné
Mots clefs : djenné


MOPTI la Venise d'Afrique

 

Après le petit déjeuner , nous montrons à Mohamed , à la télé du camping car , les films que nous avons réalisés à Kati chez sa soeur Mamounia; il est ravi !!!!

Nous quittons Djenné dans la matinée en saluant notre ami Mohamed DICKO qui travaille la nuit;

Cette fois , je ne m'ensablerai pas car j'ai attendu que la route soit dégagée  et j'ai pris mon élan pour rouler jusqu'à la terre ferme !!!!!

Nous voilà partis pour Mopti distant de 640km de Bamako . Nous mangerons à l'ombre d'un arbre , puis nous roulerons jusqu'à Sévaré où nous apprenons que la Villa Nomad est fermée pour raisons administratives. Dans cette villa réside "la pirogue" , un français qui habite au Mali et qui intervient sur "Forum Voyage".

Nous irons donc à l'Hôtel campement VIA VIA tenu par un belge où je pourrai regarder un match de la CAN  Mali/Nigéria , 0/0.

Nous allons visiter Mopti , qui est sur le Niger , surnommée "la Venise Malienne" ; nous traverserons la ville   assez sale en traversant le marché , puis nous irons sur le port fluvial; là , nous observons une activité intense , je ferai une partie de baby foot avec des jeunes , nous achèterons un chapeau Peul , puis nous irons sur le marché pour acheter des fruits , mais la nuit tombe et nous rentrons au campement.

 

Nous pourrons observer un joli coucher de soleil sur le Niger et voir les nombreuses pinasses.  



Publié à 10:14, le 30/05/2008, Mopti
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